17 mars 2009

L'amortalité...

L'amortalité. Nouveau concept à la mode, selon le Times.  Voir Cyberpresse.  S'appuie sur l'idée qu'une certaine tranche de la population vivrait en faisant fi de leur âge, cherchant à suivre le même rythme de vie qu'à 30 ans, même s'ils en ont 50.  Car on s'entend, on parle d'une tranche de population qui ressemble aux boomers. Quand on a 20 ou 30 ans, normalement, on ne cherche pas à vivre comme si on avait cet âge, on vit sa vie, point. Et puis c'est tout nouveau, ça, dans l'histoire de l'humanité, ne pas accepter de vieillir... Jusque dans le mot, qui lui-même n'accepte pas de ressembler à tous ces autres rêves de jeunesse éternelle.

Tendance passagère ou révolution de société, demande-t-on.  Crise de jouvence de vieux-boomers-finis-qui-en-veulent-encore, à mon avis.

A-mortalité: ne pas être mortel.  Être des Dieux, finalement, mais pas pour l'élévation spirituelle. Juste pour pouvoir jouir de son corps plus longtemps.

06 février 2009

À propos du devoir de mémoire...

_resize_picture.jpgIl y a de ces films qui nous apportent beaucoup plus qu’un moment de détente. Ils nous amènent sur des tas d’autres terrains et nous font soulever d’autres questions. Valse avec Bachir est l’un de ceux-là.  Le film d’animation d’Ari Folman traite de la perte de la mémoire.  De l’occultation des actes que notre psyché est incapable d’assimiler. Sorry, no compute.

Oui, je sais, c’est, au premier niveau de lecture, un film sur l’implication de l’armée israélienne lors des massacres de Sabra et Chatila, deux camps de réfugiés en bordure de Beyrouth. Voir guerre du Liban, 16 et 17 septembre 1982.  Si des centaines de civils sont morts aux mains des Phalangistes de Bachir Gemayel (en réprimande à un attentat ayant tué Gemayel), l’armée israélienne de l’époque et le ministre de la défense –Ariel Sharon- ont dû assumer une responsabilité dans l’épisode en raison de leur inaction. Voilà, trop rapidement, pour les "faits"…

Les films sur la mémoire sont souvent réalisés avec la guerre en trame de fond. Je pense surtout à Hiroshima mon amour, un autre métrage fascinant sur le traitement que la mémoire acorde à la souffrance pour trouver sa résilience: l’oubli.  Le personnage principal de Valse avec Bachir, d’abord stimulé par le rêve récurrent d’un ami, devient vite obsédé par la reconstruction de souvenirs qui n’étaient pas remontés à sa mémoire depuis 20 ans. Où était-il? Qu’a-t-il fait? Pourquoi ce rêve limpide d’une baignade en mer au moment du drame? Souvenir réèl ou reconstruction psycho-symbolique?

C’est qu’en plus de plonger dans le monde fascinant de la mémoire et de l’oubli, où le personnage principal est un peu une métaphore du peuple israélien, le propos du film est d’analyser notre perception de la souffrance et notre capacité à y résister.  Comme le lui fait remarquer un ami psychologue, le personnage principal peine à ordonner ses souvenirs car, par rêve interposé, il associerait ses actes lors du massacre à ceux des bourreaux nazis ayant persécuté sa propre famille.  L’idée est insupportable, il l’occulte.

Les images finales du film –des séquences d’archives tournées aux lendemains des massacres: cadavres dans les rues, décombres, etc.- m’ont renvoyé une tout autre question. Si le devoir de mémoire est nécessaire et doit servir à notre évolution en tant que race humaine, doit-il absolument passer par la rediffusion en boucle d’images agressantes qui humilient et enragent tant les uns que les autres?  Qu’il s’agisse d’Israël en Palestine, des Nazis en Pologne, du Rwanda ou de la reconstitution de la Conquête sur les Plaine d’Abraham, n’est-ce pas se complaire dans nos blessures que de s’infliger des “devoirs de mémoire” qui nous remettent le nez dans la merde, plutôt que de nous permettre d’apprendre et d’avoir de plus en plus de recul?  Il m'a semblé que c'était l'objectif de Valse avec Bachir...

20 mai 2008

Metroland 1968

Étrange, je réalise que mes deux derniers billets traitent de mai 1968 et d'un trait culturel frappant de la Grande-Bretagne: la peur de la conformité, dans la rigidité de codes sociaux fixes...  D'ailleurs, un beau site sur Mai 68 m'a été transmis ce weekend: www.barricades.fr, une bédé virtuelle sur les événements.

Il est fascinant d'observer ce trait de personnalité de l'humanité: la valse hésitation entre son besoin de sécurité et son besoin d'émotions fortes.

Cela me fait penser au film Metroland, avec Christian Bale et Emily Watson, sur un jeune homme qui, se trouvant à Paris en 68, ne souhaite pas prendre part à l'histoire en marche, à sa portée.  Mais 10 ans plus tard, il questionne ses choix de vie trop conformistes...

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17 mai 2007

L'homme occidental (et surtout la femme), selon Éric Zemmour

medium_zemmour-07.jpgRichard Martineau aime bien gratter le "bobo" de l'homme contemporain.  Est-il castré, perd-il sa virilité? Et si oui, pourquoi, comment et à cause de qui?  Le columniste a donc trouvé à qui parler en la personne d'Éric Zemmour, reporter au Figaro et lui aussi obsédé de la question de la virilité perdue (?) et (donc?) de la détresse sexuelle de l'homme occidental contemporain (que Zemmour dit voir dans la grande popularité de la pornographie). 

D'abord, ce discours donne déjà à penser que l'homo occidentalis est une espèce disparue, supplantée dans l'évolution de l'humanité par la feminis modernis et l'homosexualis occidentalis...... 

J'ai souvent vu Éric Zemmour en entrevue.  On semble donner beaucoup de crédit à cet homme qui fait des liens soit-disant logiques entre des idées qui relèvent davantage de ses opinions personnelles et de sa propre socialisation. Tout y passe: le féminisme, le rôle du père en tant que figure d'autorité (évacué depuis qu'on lui demande de collaborer avec la mère... hein??), le modèle de valeurs féminines de la société contemporaine (jusqu'à considérer que les femmes verraient les métrosexuels comme une compétition), la dualité maman-putain dans le schème du désir des hommes (en leur interdisant de courir les jupons, on donne à l'homme un modèle de la femme qu'il ne peut plus détacher de la mère sacralisée)...  Jusqu'à l'intégrisme musulman qui est, selon lui, la réponse intégriste à la société féminine/iste occidentale.   Heu.....À date, tous les intégrismes religieux monothésites ont eu pour effet (sinon pour but) de ne donner à la femme qu'un rôle de subaltèrne...  La nature est-elle ainsi faite?  Le sens de l'Univers requiert-il cet état de chose?? 

Chaque fois je ressors de ces entrevues avec le sentiment étrange d'être fraîchement tombée de la Lune...  Est-ce moi qui ne voit pas ou lui qui hallucine?  Il semble à chaque seconde mettre le doigt sur une question pertinente puis il me glisse entre les pattes avec une argumentation qui me laisse sans voix tant elle semble ne pas tenir la route. 

Je crois qu'il ne voit pas les même femmes ni les mêmes hommes que moi. 

 

17 avril 2007

L'école massacrante

Bilan du massacre de Tech Virginia: 33 morts.  Still counting?...  Je ne sais pas.  Époustouflant ce chiffre.  Je ne fais que penser à quel point le tueur devait être dans une colère sourde, noire et profonde pour accomplir cela.  Frôler la maladie mentale ou avoir les deux pieds dedans, est-ce que c'est du pareil au même?  ie: quand la porte est ouverte, elle n'est déjà plus fermée... 

Un intervenant radio-canadien donnait hier une piste de réflexion sur la capacité ou l'incapacité de l'école (comprenez "école" au sens large) à pourvoir l'individu d'un milieu de socialisation adéquat.  Puisque beaucoup de ces crimes de massacres avaient lieu dans des écoles, les individus frustrés-enragés-malades, c'est selon, se retournaient contre ce milieu.

Excusez-moi, mais ce n'est pas sur l'école que ces individus tirent, mais sur leurs "camarades de classe" et leur comportement parfois pas si innocent ou gentil...  Vous connaissez les enfants et les ados: il ne suffit que d'un élève différent pour que la masse ne l'ostracise, n'en fasse son souffre-douleur.  Il ne suffit que de plusieurs ingrédients réunis, sans doute, et je sais que ceci n'est qu'un jugement trop rapide..  Mais je crois que cette violence est surtout dirigée contre ceux qui sont désignés dans la tête du futur tueur comme "eux, ceux qui n'ont pas voulu de moi et que je méprise aujourd'hui"...

 

28 mars 2007

J'accuse Mario Dumont...

...de diviser les Québécois en nous amenant à nous déchirer comme s'il fallait absolument que les montréalais soient d'ignobles élites snobs et que les autres soient du "vrai monde".  Je vais vous en montrer moi du vrai monde de Hochelaga-Maisonneuve et puis du faux monde de North Hatley...  Qu'est-ce qui vous arrive pour que vous vous laissiez berner aussi facilement???  Votre colère est manipulable. Prenez garde...  TOUS les partis se ressemblent.  Il faut les surveiller également, avec la même objectivité.  Souvenez-vous de Jean Charest: beaucoup d'entre vous disiez "Je n'ai pas voté pour ça!"  Il n'en sera pas autrement avec lui...

...d'être un vantard-condescendant (franchement, se comparer à René Lévesque, c'est pas la modestie qui l'étouffe), un inconscient-irresponsable (ne serait-ce que pour le document du viaduc de Laval: n'importe quelle société démocratique normalement constituée aurait craché sur ce geste digne d'un cégépien qui n'y connaît rien), un adolescent attardé (le même genre de jokes que Jeff Filion parfois), et sans doute un "bullied" de cour d'école qui va maintenant pouvoir sen venger sur les ti-culs qui lui ont pitché des roches quant il était petit.

...d'être le plus manipulateur de tous les menteurs quand il jure à des Québécois de partout qui aspirent sincèrement au bonheur qu'il pourra régler leurs problèmes en criant ciseau, sans leur donner de vraie solution concrète, même après 15 ans de développement politique (on aurait été en droit de s'attendre à ce que, minimalement, monsieur se présente en campagne avec un cadre financier...). 

...de laisser les gens qui l'appuient croire qu'il y a eux et puis les gens de Montréal (ben oui, on décide toutte nous!  On vis juste sur un gros Plateau!  La Haute-Ville, où il y a l'Assemblée Nationale, c'est pas un autre gros plateau de décisions peut-être?).

...je lui en veux à mort de capitaliser sur la famille et la santé, qui sont des préoccupations universelles; sur les accomodements raisonnables, alors que les gens qui vivent cela au quotidien sont surtout...à Montréal; de capitaliser sur une haine de la métropole entretenue depuis la rivalité Canadien-Nordiques...

Et puis j'en veux à certains Montréalais qui ne font pas attention aux mots qu'ils laissent entrer et sortir de leur bouche.  Comme s'ils avaient le monopole de la connaissance. Avec la condescendance naïve de l'ignorance de l'autre, certains ont le paternalisme facile...

Des faits, je vous en prie! Oui, les régions rurales éloignées des grands centres urbains ont plus de difficultés économiques, oui, il est difficile d'attirer hors de ces centres urbains des médecins qualifiés par exemple.  Mais non, l'élite québécoise ne se trouve pas qu'à Montréal. Elle est le plus souvent sur la 20, à faire l'aller-retour entre les deux capitales.........

 

23 janvier 2007

Un flash

Quelque part, avant Jésus-Christ, Zeus, Odin, Shiva et les autres se réunissent en congrès.  Les Greco-romains reçoivent les panthéons du monde et on observe, de haut, l'humanité se développer...

"Ouin".  Dit Amateratsu...  "Y'a un bogue."

"Effectivement", de répondre le Grand Manitou.  "L'encodage Solidarité-304 semble ne pas fonctionner comme on l'avait prévu... Un grain de sable dans l'engrenage, j'imagine."

"Non, non, c'est pas ça", intervint Appolon.  "On s'y laisse prendre, mais il faut descendre à leur niveau pour voir que ce qui brille comme ça dans leur main, ce n'est pas du sable, c'est un virus qui s'est introduit, hors de notre volonté.  Ils ont appelé ça de la monnaie...  Ils n'en avaient pas besoin, on les avait créés parfaits!  Hephaistos a dû mal les forger...  Le connaissant, il a sans doute fait exprès!"

"Bon, ben, quessé qu'on fait?" dit Zeus, pressé de closer le congrès et voyant sur les visages divins des faces dépitées...

"On les laisse à eux-même!"  Crièrent plusieurs.  Mais Merlin eut une autre idée...  "Offrons-leur tout de même l'illusion de l'espoir d'une rédemption...  Nous n'avons pas réussi à leur inspirer la noblesse des surhommes, créons-leur une divinité à leur image: un seul Dieu, responsable de tout, à qui ils pourront s'en remettre quand le courage leur manquera...  Car ce Dieu seul sait combien de temps il leur reste à souffrir."

28 novembre 2006

Accommodements raisonnables I

Dimanche, Tout le Monde en Parle recevait le ministre de l’éducation du Québec.  Entres autres vagues affirmations sur la réforme scolaire, monsieur le Ministre déclare (quelque chose comme…) « nous n’avons rien contre les accommodements raisonnables. C’est lorsqu’ils deviennent déraisonnables que nous sommes contre, et c’est pourquoi nous faisons des effort pour qu’ils restent raisonnables. »  Excusez ma citation très approximative, mais la déclaration du Ministre était tellement vague et bancale…

Ce qui est aussi vague et bancal, c’est notre réaction vis-à-vis ces fameux accommodements raisonnables.  Un peu de sociologie à 5 cennes.  Oui, les Québécois sont naturellement accueillants et sincèrement prêts à beaucoup de largesses pour que la visite soit bien à l’aise.  Mais ils ont aussi l’immense besoin de reconnaissance qui va avec (dans le sens de merci, pas dans le sens de nation…).  Ainsi, quand la visite commence à « prendre ses aises » sans remercier son hôte pour l’espace qu’il lui donne, le Québécois moyen est aussitôt sur la défensive…

Mais il ne s’agit pas de visite ici.  Il s’agit de concitoyens.  Des concitoyens qui peuvent avoir des demandes qui heurtent parfois les valeurs de la société d’accueil.  À part compter sur la bonne volonté de chacun, comment faire pour que chacun se sente inclus et ne ressente pas le besoin de s’isoler dans un ghetto ?  Je ne voudrais pas que ce débat soit remis dans les mains des seuls politiciens.  Et puis Dieu sait de quoi Mario Dumont est capable.  Mais je trouve qu’on entend peu les citoyens.  Personnellement, qu’une femme musulmane préfère être traitée par une femme médecin, je n’y vois pas d’inconvénient.  Qu’on fasse des pieds et des mains pour lui trouver ladite femme médecin quand il n’y en a pas sur place, alors que d’autres patients attendent tout simplement d’être soignés, point, j’ai un problème.  J’ai un problème avec les parents d’élèves un peu extrêmes sur les restrictions alimentaires, religieuses ou non, dans les écoles ; j’ai un problème avec le fait de mettre ça sur le do de la dignité et du respect.

Vous inquiétez pas, je ne deviendrai pas fasciste pour ça…

24 juin 2006

Saint-Jean-Baptiste défrisé

medium_II52638.JPGSolstice d'été, 24 juin, St-Jean-Baptiste.  Je n'ai pas trop envie de fêter...  Un peu comme quand, enfant, je me suis dit que je n'avais pas envie de prier. Parce qu'il n'y avait rien à demander. 

Je n'ai pas le coeur à la fête parce qu'il me semble qu'il n'y a pas grand chose à célébrer.  La St-Jean est à l'été ce que Noël est à l'hiver: on y croit plus, mais on fait le party quand même, parce que c'est la tradition. On ne croit plus à l'Indépendance -ou si peu- mais on serait tous prêts à voter oui le 24...  Moi, je ne suis pas certaine qu'on mérite de fêter: mous devant nos politiques, indolents et en manque grave de vision, André Boisclair au PQ et Lucien Bouchard aux lucides...  Ça vous donne envie de danser vous??  Si au moins les spectacles de la St-Jean n'étaient pas si tièdes...  

Peut-être que ce n'est que cette année...  Ce soir, j'ai néanmoins l'âme à la tendresse, même s'il me reste sans doute un pays à construire. Mais imaginez le printemps, quand l'hiver sera vraiment blanc.

11 avril 2006

Chronique électorale

 
Deux élections importantes à observer ces derniers jours.  Ici au Québec, la partielle provinciale dans Ste-Marie/St-Jacques a été remportée par le candidat péquiste.  Jusque là, pas de surprise.  Mais que, deux mois après sa fondation, sans couleurs, sans logo, le nouveau parti souverainiste de gauche Québec Solidaire reçoive 22% des voix –talonnant la Libérale avec 28%- ça, c’est une surprise!  On sait que ce comté où règnent les inégalités sociales est celui où ce nouveau parti avait les meilleures chances, mais quand même.  Dommage que le taux de participation soit aussi bas que celui d'une élection municipale...
 
L’autre élection, c’est là-bas, en Italie…  On apprend ce matin que la droite est défaite.  Berlusconi s’en va donc, mais par une marge aussi mince que celle qui avait amené Bush Jr. au pouvoir en 2000.  Pour mettre au pouvoir une gauche aussi loin à gauche que la droite était loin à droite…  C’est un peu une norme ces dernières années, en Occident, d’avoir des élections très serrées ou très disputées : aux États-Unis, au Canada, en Ukraine, en Biélorussie, en Italie. 
 
Les sociétés sont de plus en plus divisées : rurale vs urbaine, homogène vs cosmopolite, gauche vs droite, religieuse vs laïque…  Je me demande comment nous sortirons de ces luttes.  L’harmonie est-elle possible ou deviendrons-nous encore plus intransigeants?  Étrange: dans le film dont je parlais hier, V for Vendetta, on évoque une guerre civile dans les ex-USA, dont les troubles émaneraient des régions du midwest...  Définitivement, une période de redéfinition des nos identités et de nos valeurs.  Quitte à se rendre compte qu’on a fait fausse route jusqu’ici?  Comme si personne n’osait dire tout haut ce qu’il pense tout bas, et qu’il n’est pas seul à penser.  Mais il ne le sait pas si tout le monde se tait…  Car tout le monde est beau, tout le monde est gentil, tout le monde se respecte…  Même si au fond, on a juste envie de se donner des coups de pieds au derrière…

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