23 octobre 2006

Chronique Ciné

Deux bons films à mon palmarès ce weekend.  Je me félicite de ne pas être allée user ma patience (qui est déjà passablement à boutte) sur Cheech et Marie-Antoinette, alors je vous entretiendrai de Fauteuil d’orchestre (Thompson) et de The departed (Scorcese). 

medium_fauteuil25tj.jpgLe premier parle d’une chorale de personnages dont la vie culminera au même moment, au même endroit : une nuit d’automne, avenue Montaigne.  Un pianiste de concert pris au piège dans son smoking, une actrice qui devine que son talent dépasse les textes de Feydeau, un collectionneur qui vend les œuvres qu’il a mis toute sa vie à assembler…  Tous reliés par une petite bonne étoile, serveuse du coin, qui comprend tout même si elle croit ne rien comprendre…  Le film n’est pas parfait, mais le message essentiel est bien rendu : le culot garantit une belle vie. 

 

medium_departed.jpgLe second film joue dans un tout autre registre : thriller policier-mafieux, on n’est vraiment pas dans la leçon de bonheur.  Deux jeunes agents de police de Boston proviennent du milieu de la mafia irlandaise de la ville.  L’un d’eux (Matt Damon, correct dans la plastique double face) est la taupe du parrain (Jack Nicholson, wow), l’autre (Leo DiCaprio, très juste de tension et de torsion intérieures) veut s’extirper de ce milieu.  L’action est bien menée, pas de leçon kitsch sur la rédemption, la tension monte en crescendo. Dans le genre, à ne pas rater, svp.

 

 

09 juin 2006

Solution Zaps!

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En fan finie des Zapartistes que je suis, je ne pouvais pas rater les supplémentaires du dernier cabaret « Les invasions lucides » qui s’en prend au Manifeste des lucides, dont on a abondamment parlé au Québec en 2005-2006. Leur cabaret le plus virulent à date, selon moi : Lucien Bouchard en curé néo-libéral, Marie-France Bazzo en Impératrice Présente, Stephen Harper en bonhomme Playmobil, Michaëlle Jean avec une redingote « Canada », un humoriste ultra vulgaire qui invoque la Constitution pour rire de tout et qui se fait abattre, un YO qui nous explique l’assiette fiscale des entreprises et qui, en un rien de temps, se transforme en gestionnaire « Men in Black »…

Ainsi, contre la culture de la peur de la mondialisation, de la solution de la privatisation et de l’hégémonie idéologique néo-libérale, les Zapartistes proposent le rire à belle dents, le délire rêveur avec ses solutions évidentes, le tir à vue sur tout ce qui semble représenter la culture du consensus, et surtout une idée de la mobilisation accessible : celle qui redonnerait au citoyen l’envie de se responsabiliser et de simplement lire le journal... Mais je sais… Le monde n’est pas partout tissé de cette fibre… Suffit de traverser le pont vers les banlieues pour s’en convaincre. Mais dites-vous qu’il y a de l’espoir : François Parenteau a attrapé un écureuil, « un rat avec un bac en marketing »…

27 février 2006

Consistante Nuit Blanche

Les parents de mon amoureux étaient en ville, MaZe était en ville, Nuit Blanche de Montréal en Lumière, la fin des Olympiques…  La dernière fin de semaine ne pouvait être que remplie mur à mur. Promesse tenue.  La seule chose que j’espère ce matin, c’est de ne pas être aussi grippée que mon homme…  Faut dire que passer la nuit de samedi dehors à –15, ça aide pas. 
 
20h…
MaZe et moi arpentions la place Jacques-Cartier, illuminée à l’occasion du Festival Montréal en lumière et de sa Nuit Blanche.  Danses du monde à l’hôtel de ville pour se mettre en appétit : déesses créoles et quick step!  -1 quickstep, 2 quick step, 1, 2, 3…-  1er chocolat chaud. 
                                                             


 21h…
Spectacle pyrotechnique, brazeros, dôme chauffant, glissades de glace et plein de gens qui en profitent!  C’est beau l’hiver!!
 
22h…

 Visite du siège social d’Hydro-Québec pour admirer l’immense murale lumineuse de Jean-Paul Mousseau. Installée au début des années 1960, elle fut récemment restaurée et réallumée.  L’habile jeu de lumière des néons et de la plaque de fibre de verre donne d’infinies possibilités de jeu de couleurs. On calcule qu’il faudrait 175 ans pour les voir toutes…  Mousseau voulait que son art soit accessible à tous, pas qu’à l’élite. Sa murale est donc visible de la rue en tout temps.  D’autres de ses œuvres se retrouvent partout à Montréal, particulièrement dans le métro (station Peel, par exemple) et sur la rue St-Antoine, dans le bâtiment de l’ancien Montreal Star.

2e chocolat chaud.
 
Presque 23h…

La Place-des-Arts accueille un grand nombre d’activités et on est un instant étourdi par tant de choix : radio, danse, création visuelle.  Direction Musée d’Art Contemporain pour Anselm Kiefer, artiste allemand né à la fin de 2e Guerre mondiale.  Son œuvre en est évidemment marquée.  Entre les images de forêt en feu, de livres autodafés, de champs d’étoiles numérotées, on voit se déplier une œuvre complexe, apparemment cauchemardesque, mais pleine d’érudition ésotérique et d’espoir timide.  Une recherche de Sens d’une grande profondeur.

                                                       


Presque minuit…
En chemin vers le cabaret Juste pour Rire ou de jeunes diplômés de l’École nationale de l’humour animent une soirée « craquée mentale ». 

 On arrive juste à temps pour Christopher Williams.  Un Adolescent Fou.  Une bête de Zoo.  Lui, il ne monologue pas. Il fait vivre à la foule un projet fou qu’il filme et projette ensuite.  Par exemple : Apollo 13.  Les gens debout tiennent un long fil de lumières électriques et deux astronautes improvisés font du body surfing pour donner l’impression qu’ils flottent dans l’espace.   Oui, c’est space… Mais tellement drôle!
 
3h30 AM…
 Dernier arrêt de la soirée, sur l’esplanade de la Place-des-Arts où le collectif Rita à installé ses sécheuses.  Les chesseuses à Rita accueillent les visiteurs gelés avec le souffle chaud caractéristiques de ces appareils domestiques, la statique en moins, quoique j’y serais bien restée collée : un des habitants des sécheuses chantait des chansons à répondre!  Méchante atmosphère…
 
4h30 AM…
Mais mon corps ne tenait plus…  Quand même, huit heures de party, c’est respectable.  L’an dernier j’avais tenu jusqu’au déjeuner.  J’espère battre mon record l’an prochain!

30 décembre 2005

Zaps 2005

Merci aux Zapartistes pour leur revue de l'année 2005 à laquelle j'ai assisté le 27 décembre. Revue assez Destroy et pleine de surprises: Mononc'Serge, Marco Calliari, Loco Locass... Pleine d'indignation collective aussi et d'écoeurantite aigüe, en ces temps électoraux.   

Merci donc pour un moment de plaisir révolté survolté qui nous rappelle que s'il faut rire de ceux qui nous dirigent, il faut le faire avec un humour critique, réfléchi, intelligent.

"Parce que rire est une si jolie façon de montrer les dents!"

Les zapartistes: www.leszapartistes.com 

 

16 novembre 2005

Soirée palpitante

Faudra marquer le 15 novembre à l'agenda... Toute une soirée.

Évidemment, la course à la chefferie du Parti Québécois arrivant à son terme, je ne pouvais me permettre de rater le Téléjournal... Boisclair, donc, sans surprise réelle. Pauline Marois en beau fusil, sans surprise non plus, c'était beau à voir... Et laid aussi: je me demande bien quels bâtons seront envoyés dans les roues de qui. Ne restera plus à Boisclair qu'à se faire élire (dans Gouin, probablement: sa place est chaude) et assumer les nouvelles idées qu'on lui souhaite d'avoir. À date en effet, rien de nouveau sous le soleil.

J'ai quitté la maison vers 21h. Le Canadien menait alors 2-0 face aux Panthers de la Floride. Moins captivant par contre que la perpective d'aller dîner avec mon amoureux au Latini, resto italien merveilleux de Montréal. En dégustant un délicieux fois gras poëlé et un aérien pavé de morue fraîche, j'en oublais bien sûr le match des Glorieux qui, je l'ai su plus tard, on bien failli se la faire siffler sous les patins, n'eut été du génie de Saku qui trouva le moyen de "la pousser dedans" à 4 secondes de la fin de la période de prolongation. 4-3 score final. Quand je vous disais que personne ne quittait les match avant la fin...

 

Et vive les cannolis!

08 novembre 2005

Les amis de l'arbre joyeux


 

Connaissez-vous The Happy Tree Friends?

Une bande de petits amis colorés qui ont l'air d'être des cousins des Calinours. Mais ne vous laissez pas avoir, -de toute façon, ils ne vous en laisseront pas le temps- ces jolies bestioles relèguent Itchy et Scratchy au rang de moumounes... Surtout diffusés sur le web, les Happy Tree Friends ont maintenant leurs DVDs, T-shirts, bébelles et fan clubs partout dans le monde virtuel.

La vie est dure et vos petits amis vous le rappèlent. L'amour transperce de ses flèches, les bateaux de plastique coulent toujours pendant les vacances, on fonce toujours dans un arbre, et surtout, attention aux yeux... Condensé de méchanceté gratuite, d'imprudence idiote et de cynisme cute, ce cartoon d'horreur un peu gore est surtout une métaphore de l'existence. Pour vos moments d'humour absurde et d'humeur sombre et méchante.

Comme l'indique le site, Not recommended for small children or big babies...

15 juillet 2005

Le vrac du vendredi...

...Ça va devenir une tradition!

Une lettre circule actuellement, comme un site Internet, pour réclamer le retour de Bernard Landry à la tête du PQ. Les délégués sont-ils si certains qu'ils ne peuvent avoir mieux qu'ils souhaitent quand même revenir dans le passé, vers un chef qui ne les a menés nulle part, même pas au pouvoir? J'ai toujours trouvé Bernard Landry vieux, mononcle, passéiste. Et ceux qui me connaissent savent bien que je ne jette pas le bébé de l'histoire avec l'eau du bain... Et là on voudrait ramener quelqu'un qui, en vérité, est parti en boudant, en essayant de sauver la face, se drapant dans un honneur à 5 cennes, "les délégués ne me font pas suffisamment confiance"...

Ce qui se passe actuellement au PQ est un peu l'écho d'une époque, aujourd'hui révolue, qui considérait que l'ancienneté était gage de compétence. Les syndicats -implantés dans les grandes institutions sociales- sont fondés sur ce principe, et tout le monde sait que ça permet plus souvent qu'autrement à des vieux ronds de cuir de garder leur chaise chaude au lieu de donner l'occasion à d'autres de faire bouger les choses...

Il faudra surtout dire aux Péquistes que c'est leur vision de la société qui est absente, ou tellement défraîchie qu'on n'y voit plus les couleurs d'origine... Pour TOUS les candidats. Je ne veux pas qu'on me mène à la souveraineté, je veux qu'on me donne les moyens d'affronter la modernité, les changements démographiques, climatiques, économiques... et qu'on trouve un accord avec le ROC pour gagner en autonomie. Les contextes nord-américain et mondial ont changé. je ne suis pas certaine qu'une indépendance à la mode post-coloniale, comme la veulent les purs et durs du PQ, soit encore la bonne solution...

Mais bon, qu'est-ce que j'y peux, aujourd'hui? Il fait beau, MaZe est en ville, festival Juste pour Rire à Montréal... On a d'autres priorités!

Gare à vous lundi!