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<title>Blogue à part</title>
<description>Un blogue qui fait abus des points de suspension...</description>
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<lastBuildDate>Tue, 17 Mar 2009 16:56:14 +0100</lastBuildDate>
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<copyright>All Rights Reserved</copyright>
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<title>L'amortalité...</title>
<link>http://blogueapart.blogspirit.com/archive/2009/03/17/l-amortalite.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Morgane)</author>
<category>Actualité</category>
<category>La vie tout court...</category>
<category>Sociologie à 5 cennes</category>
<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 16:56:14 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;L'amortalité. Nouveau concept à la mode, selon le Times.&amp;nbsp; Voir &lt;a title=&quot;L'amortalité&quot; href=&quot;http://blogues.cyberpresse.ca/edito/?p=1237&quot;&gt;Cyberpresse&lt;/a&gt;.&amp;nbsp; S'appuie sur l'idée qu'une certaine tranche de la population vivrait en faisant fi de leur âge, cherchant à suivre le même rythme de vie qu'à 30 ans, même s'ils en ont 50.&amp;nbsp; Car on s'entend, on parle d'une tranche de population qui ressemble aux boomers. Quand on a 20 ou 30 ans, normalement, on ne cherche pas à vivre comme si on avait cet âge, on vit sa vie, point. Et puis c'est tout nouveau, ça, dans l'histoire de l'humanité, ne pas accepter de vieillir... Jusque dans le mot, qui lui-même n'accepte pas de ressembler à tous ces autres rêves de jeunesse éternelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tendance passagère ou révolution de société, demande-t-on.&amp;nbsp; Crise de jouvence de vieux-boomers-finis-qui-en-veulent-encore, à mon avis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A-mortalité: ne pas être mortel.&amp;nbsp; Être des Dieux, finalement, mais pas pour l'élévation spirituelle. Juste pour pouvoir jouir de son corps plus longtemps.&lt;/p&gt; 
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<title>Je ne comprends pas...</title>
<link>http://blogueapart.blogspirit.com/archive/2009/03/10/je-ne-comprends-pas.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Morgane)</author>
<category>Actualité</category>
<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 03:33:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;...et manifestement, je ne suis pas la seule.&amp;nbsp; Comment peut-on à ce point manquer de jugement??&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au Brésil, une petite fille de 9 ans se fait violer par son beau-père. Sa mère fait interrompre la grossesse.&amp;nbsp; Elle et l'équipe médicale son excommuniés par l'Église catholique.&amp;nbsp; Dans un pays qui n'a pas rejeté l'Église avec le même fiel que nous, le clergé catholique -endossé par le Vatican- ne condamne pas aussi sévèrement le beau-père.&amp;nbsp; Le viol n'est pas aussi grave que l'avortement. Non mais, je rêve ou quoi??&amp;nbsp; Ces mêmes Vieux Criss (scusez..) s'inquiètent de la baisse de la fréquentation des Églises et s'asseoient encore plus lourdement qu'avant sur des principes d'un autre âge, n'ayant que peu à voir avec les valeurs d'amour, d'intelligence et de compassion qu'ils croient représenter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'en reviens vraiment, tout simplement, pas...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout ça le même jour où, encore sur la sellette, la droite religieuse mord enfin la poussière aux USA alors qu'Obama annule la loi passée par Bush Jr. qui interdisait le financement de la recherche sur les cellules souches.&amp;nbsp; Oui, c'est un sujet délicat.&amp;nbsp; Je n'oublie jamais qu'en critiquant les tartuffes de la droite religieuse, je risque de piétiner les valeurs de ceux qui y projettent sincèrement leur spiritualité.&amp;nbsp; Même, je considère aussi tordu le risque de cultiver le vivant pour des raisons médicales, en en extrayant son &quot;Sacré&quot; (peu importe la confession choisie). Les travaux récents démontrent que l'utilisation des placentas ou les dons de moëlle osseuse peuvent offrir de précieuses avenues de recherche...&amp;nbsp; Mais ce ne serait pas la première fois que la science et la religion s'entrechoquent et se font évoluer mutuellement, en parallèle!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci dit, quand il est question des petites filles-mères, on est loin d'avoir trouvé l'équilibre...&lt;/p&gt; 
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<title>Encore un devoir de mémoire…et un Oscar</title>
<link>http://blogueapart.blogspirit.com/archive/2009/02/23/encore-un-devoir-de-memoire-et-un-oscar.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Morgane)</author>
<pubDate>Mon, 23 Feb 2009 06:55:52 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogueapart.blogspirit.com/media/02/02/271486532.jpg&quot; id=&quot;media-322264&quot; alt=&quot;ReaderG.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;J’ai vu tout récemment le film &lt;i&gt;The Reader&lt;/i&gt; pour lequel Kate Winslet avait déjà remporté un Golden Globe.&amp;nbsp; C’est à elle, pour ce film, qu’a été remis l’Oscar de la meilleure actrice.&amp;nbsp; Un excellent choix, pour un film brillant dans lequel Winslet se surpasse en interprétant une femme froide, ultra-rationnelle, pétrie de culpabilité. Je ne vous dis pas pourquoi, au cas où vous n’ayez pas vu ce film, mais si comprendre une telle femme est ardu, entrer dans sa peau pour l’interpréter avec crédibilité relève du grand art. Chouette façon aussi, de présenter les Oscars des meilleurs acteurs, en faisant présenter les nominés par des lauréats passés.&amp;nbsp; Voilà pour la cérémonie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y a une drôle de synchronicité dans mes expériences cinéma dernièrement…&amp;nbsp; J’ai beau être fascinée par l’histoire, il est rare de rencontrer plusieurs films aussi pertinents sur le &quot;devoir de mémoire&quot;. &lt;i&gt;The Reader&lt;/i&gt; parle non seulement de l’attachement profond qu’on peut ressentir pour quelqu’un, au-delà de soi-même, mais surtout du traumatisme national que représente, pour les Allemands, la sensation de « culpabilité » par rapport au 3e Reich.&amp;nbsp; Quand la génération qui n’a pas connu la guerre réalise de quoi est responsable celle qui la précéde, elle se trouve déchirée entre un sentiment d’incrédulité et de responsabilité. Que faire de cet héritage?&amp;nbsp; Comment croire que des gens raisonnables, des gens que nous connaissons, que nous aimons, ont pu fermer les yeux?&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D’excellentes questions se posent dans ce film. Cependant, elles sont posées par ceux qui n’ont pas vécu le nazisme, son état policier, son climat de peur, de dénonciation, de méfiance constante et son intention de lutter contre un chaos personnifié –progressivement sur 10 ans!- par l’immigrant, l’homosexuel, le Tzigane, le Slave, le Juif, mais qui prend réellement sa source dans la crise économique et dans le vide social de l’après 14-18.&amp;nbsp; Le régime fondé par les Nazis instaure une idéologie qui garantit l’ordre. On s’assure bien, aux bureaux de Goebbels et Himmler, que tous comprenne en filigrane que déroger aux ordres équivaut à faire chuter la nouvelle Allemagne et donc, être traître à la nation… Un ordre est un ordre, une garde est une garde et pour elle comme pour des milliers d’autres fonctionnaires, un Juif, ce n’est rien du tout. La « dissociation » nazie entre qui est humain et qui ne l’est pas –et l’indifférence qui va avec- est très bien rendue par ce récit. Tout comme l’éternel débat en droit sur les nuances entre ce qui est juste, moral ou légal… (excellent Bruno Ganz en prof de droit. Son interprétation de Hitler dans &lt;i&gt;La Chute&lt;/i&gt; est d'ailleurs une pièce d'anthologie...)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On oublie souvent aussi qu’en découvrant la vérité des camps (qui était rumeur et brouillard pendant la guerre, niée par le régime, passée sous silence par l’Église catholique, ignorée avant 44 par les Alliés presqu’aussi antisémites..), l’Occident à octroyé spontanément au peuple Juif un capital de sympathie à l’égal du drame vécu. Ce capital de sympathie teinte, depuis 50 ans, une filmographie et une littérature qui « gratte le bobo » au lieu de tenter de le guérir… Alors que les Allemands tentent depuis tout ce temps de vivre avec sans en faire un cancer, &lt;i&gt;The Reader&lt;/i&gt; parle aussi d’une certaine rédemption et surtout d’une compassion essentielle à l’évolution.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Devoir de mémoire II: Polytechnique</title>
<link>http://blogueapart.blogspirit.com/archive/2009/02/09/devoir-de-memoire-ii-polytechnique.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Morgane)</author>
<category>Actualité</category>
<category>Culture</category>
<category>Film</category>
<category>Histoire</category>
<category>Politique - Société - Monde</category>
<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 01:31:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogueapart.blogspirit.com/media/02/01/441732212.jpg&quot; id=&quot;media-316136&quot; alt=&quot;_resize_picture.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; height=&quot;154&quot; width=&quot;105&quot; /&gt;6 décembre 1989.&amp;nbsp; Vers 17h30, 18h.&amp;nbsp; J’ai presque 13 ans, première secondaire. De retour de l’école, devoirs terminés, j’allume la télé.&amp;nbsp; Bulletin spécial. Tuerie à Poly.&amp;nbsp; Images d’ambulanciers sur le rush, étudiants paniqués comme des bêtes traquées… Réactions erratiques, on ne sait pas. Quelqu’un tire sur les filles… Puis toute la planète Québec est sous le choc : 14 filles tuées, parce qu’elles voulaient être ingénieurs. Parce que, selon celui qui a tiré, c’étaient des maudites féministes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;****&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Difficile de parler du film de Denis Villeneuve sans déraper vers l’événement lui-même.&amp;nbsp; Le premier vrai long métrage réalisé sur ce sujet difficile a le tout premier mérite de briser la glace, justement. Les réactions publiques suscitées par le film en sont la preuve.&amp;nbsp; Chacun revit l’événement, retrace l’onde de choc. C’est un peu notre 11 septembre à nous.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’ai entendu des critiques dire que le film était froid, clinique, « langue de bois », apolitique. Que LE film sur Poly était encore à faire.&amp;nbsp; Je me demande bien comment on aurait pu rendre ce film « politique » sans lui enlever du coup toute sa sensibilité. On a pas besoin de plus de « chaleur », ou de plus de couleur. L’action du film nous bouleverse suffisamment. Dès le départ, on nous plonge dans l’eau froide : voici le bruit des balles, voici le grain de l’image, voici l’économie de mots.&amp;nbsp; Traitement choc qui m'a clouée, le coeur en chamade, jusqu'au bout. Le fait de vivre un événement pareil doit avoir un effet anesthésiant. Ça « gèle », expliquant sans doute l’apparent détachement des personnages, tout à fait approprié selon moi.&amp;nbsp; La survivante épuisée mais forte, le jeune homme incapable de soutenir son sentiment de culpabilité. Je ne peux m’empêcher de songer qu’en traitant le film de froid et d’incomplet, certains manquent autant de compassion aujourd’hui qu’il y a vingt ans, alors que d’aucuns jugeaient égoïstes, et presque complices, les collègues masculins des filles abattues dans leur salle de cours.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur un plan strictement cinématographique, la photo de Pierre Gill est d’une maîtrise achevée. Le noir et blanc s’impose comme le seul choix possible. La qualité de contrastes et de nuances inhérente au noir et blanc finit par transmettre une ambiance « psychique » mieux que n’importe quelle palette de couleurs : le sang est plus noir, les flocons sont plus blancs, les regards sont plus profonds (celui de Karine Vanasse, surtout, habituellement d'une douceur noisette, est ici profondément noir).&amp;nbsp; Le talent de Villeneuve pour l’évocation métaphorique se raffine au fil des films et il m’a semblé y voir des plans dignes de Brault ou Jutras (rivière aux plaques de glace et corridor à l’envers), sans parler de la sobriété générale du jeu des acteurs, du scénario et du montage qui met en lumière le choc des actes.&amp;nbsp; Bravo à Benoît Charest pour la musique qui soutient sans mettre le doigt sur le bobo (crédit pour tout le film, sauf pour la bande annonce, qui est accompagnée par &lt;i&gt;Ever Loving&lt;/i&gt;, de Moby). Dans la reconstitution, l’effet est saisissant : l’ambiance d’un lieu bourré d’étudiants (Poly est effectivement un lieu où on voit, toujours et n’importe où, un étudiant plongé dans ses notes) les vêtements des filles dont je me suis immédiatement souvenue (comme nous n’étions pas « sexualisées »! Jeans taille ultra haute, bottines, chandails trop grands… était-ce plus menaçant?). J'aurais moins cru au film si ce détail n'avait pas été scrupuleusement respecté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’ai été heureuse de constater la jeunesse des spectateurs qui assistaient à la projection. Certains d’entre eux n’étaient sans doute pas nés lors des événements et leur réaction « d’assommement » à la fin du film me porte à croire qu’il ne s’agit pas pour eux d’un autre film violent comme nous en visionnons tant…&amp;nbsp; Le devoir de mémoire semble fonctionner ici. J’aimerais bien que les gens de la plus jeune génération se mêle à la discussion collective et la « politise » un peu. C’est sans doute l’intention d’un film aussi personnel. Donner à chacun le pouvoir de se l’approprier pour livrer sa propre réflexion.&lt;/p&gt; 
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<title>À propos du devoir de mémoire...</title>
<link>http://blogueapart.blogspirit.com/archive/2009/02/06/a-propos-du-devoir-de-memoire.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Morgane)</author>
<category>Film</category>
<category>Histoire</category>
<category>Politique - Société - Monde</category>
<category>Réflexions</category>
<category>Sociologie à 5 cennes</category>
<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 00:42:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogueapart.blogspirit.com/media/01/02/441732212.jpg&quot; id=&quot;media-316138&quot; alt=&quot;_resize_picture.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Il y a de ces films qui nous apportent beaucoup plus qu’un moment de détente. Ils nous amènent sur des tas d’autres terrains et nous font soulever d’autres questions. &lt;i&gt;Valse avec Bachir&lt;/i&gt; est l’un de ceux-là.&amp;nbsp; Le film d’animation d’Ari Folman traite de la perte de la mémoire.&amp;nbsp; De l’occultation des actes que notre psyché est incapable d’assimiler. &lt;i&gt;Sorry, no compute.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Oui, je sais, c’est, au premier niveau de lecture, un film sur l’implication de l’armée israélienne lors des massacres de Sabra et Chatila, deux camps de réfugiés en bordure de Beyrouth. Voir guerre du Liban, 16 et 17 septembre 1982.&amp;nbsp; Si des centaines de civils sont morts aux mains des Phalangistes de Bachir Gemayel (en réprimande à un attentat ayant tué Gemayel), l’armée israélienne de l’époque et le ministre de la défense –Ariel Sharon- ont dû assumer une responsabilité dans l’épisode en raison de leur inaction. Voilà, trop rapidement, pour les &quot;faits&quot;…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les films sur la mémoire sont souvent réalisés avec la guerre en trame de fond. Je pense surtout à &lt;i&gt;Hiroshima mon amour&lt;/i&gt;, un autre métrage fascinant sur le traitement que la mémoire acorde à la souffrance pour trouver sa résilience: l’oubli.&amp;nbsp; Le personnage principal de &lt;i&gt;Valse avec Bachir&lt;/i&gt;, d’abord stimulé par le rêve récurrent d’un ami, devient vite obsédé par la reconstruction de souvenirs qui n’étaient pas remontés à sa mémoire depuis 20 ans. Où était-il? Qu’a-t-il fait? Pourquoi ce rêve limpide d’une baignade en mer au moment du drame? Souvenir réèl ou reconstruction psycho-symbolique?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est qu’en plus de plonger dans le monde fascinant de la mémoire et de l’oubli, où le personnage principal est un peu une métaphore du peuple israélien, le propos du film est d’analyser notre perception de la souffrance et notre capacité à y résister.&amp;nbsp; Comme le lui fait remarquer un ami psychologue, le personnage principal peine à ordonner ses souvenirs car, par rêve interposé, il associerait ses actes lors du massacre à ceux des bourreaux nazis ayant persécuté sa propre famille.&amp;nbsp; L’idée est insupportable, il l’occulte.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les images finales du film –des séquences d’archives tournées aux lendemains des massacres: cadavres dans les rues, décombres, etc.- m’ont renvoyé une tout autre question. Si le devoir de mémoire est nécessaire et doit servir à notre évolution en tant que race humaine, doit-il absolument passer par la rediffusion en boucle d’images agressantes qui humilient et enragent tant les uns que les autres?&amp;nbsp; Qu’il s’agisse d’Israël en Palestine, des Nazis en Pologne, du Rwanda ou de la reconstitution de la Conquête sur les Plaine d’Abraham, n’est-ce pas se complaire dans nos blessures que de s’infliger des “devoirs de mémoire” qui nous remettent le nez dans la merde, plutôt que de nous permettre d’apprendre et d’avoir de plus en plus de recul?&amp;nbsp; Il m'a semblé que c'était l'objectif de &lt;i&gt;Valse avec Bachir&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt; 
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<title>Big Brother et la santé du monde</title>
<link>http://blogueapart.blogspirit.com/archive/2009/01/29/big-brother-et-la-sante-du-monde.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Morgane)</author>
<category>Actualité</category>
<pubDate>Fri, 30 Jan 2009 00:22:49 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Comme il est ironique de constater que pendant qu'on nous exhorte à porter des casques à vélo, à boire beaucoup d'eau, à manger des légumes et à faire de l'exercice, notre gouvernement -fédéral- cachait depuis plus de 20 ans que l'eau du village de Shannon, près de Valcartier, était contaminée par des produits s'échappant de la base militaire voisine. Mais quand on se rend compte que des centaines de personnes ont développé, de manière anormale et à une vitesse exponentielle, divers types de cancer, on ne ressent plus de l'ironie, mais de la colère. Comme trahis et abusés par des organisations qui sont censées régir notre santé et qui ne se gènent pas pour nous dire quoi faire. Mais nous ne sommes manifestement pas assez en colère pour nous lever...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non, ce n'est pas la faute de la gentille nutritionniste, mais même en ne voulant pas mettre tout dans le même panier, quelque chose de très dangereux est en train de se produire.&amp;nbsp; Un autre exemple de mensonge gouvernemental qui mine la relation déjà très affaiblie entre les citoyens et le gouvernement.&amp;nbsp; Et pourquoi?&amp;nbsp; Pour protéger l'armée?&amp;nbsp; Les militaires basés à Valcartier sont-ils malades eux aussi? J'ai bien hâte de voir ce reportage de l'émission l'Enquête, ce soir à la SRC.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'oubliez pas que pendant ce temps, on veut vous interdire d'avoir des foyers au bois!&amp;nbsp; Pas limiter l'utilisation ou modifier les normes de fabrication!&amp;nbsp; Interdire!&lt;/p&gt; 
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<title>BMW: Bus - Metro - Walk</title>
<link>http://blogueapart.blogspirit.com/archive/2009/01/23/bmw-bus-metro-walk.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Morgane)</author>
<pubDate>Fri, 23 Jan 2009 17:25:12 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Michèle Ouimet est une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/michele-ouimet/200901/22/01-820085-je-vous-avertis-je-ne-suis-pas-de-bonne-humeur.php&quot;&gt;montréalaise pas contente&lt;/a&gt;...&amp;nbsp; Comme beaucoup d'autres de ses congénères, elle vit dans une ville qui parfois, l'hiver, devient vraiment moche... De surcroit, c'est une ville un peu déprimée. Souvent très jolie, elle a des jours où tous ses boutons lui poussent dans le visage en même temps. L'hiver, c'est les jours où il fait -20 celsius, où les vieilles canalisations pètent, où il n'a pas neigé depuis longtemps et tout est gris, brun, plein de calcium.&amp;nbsp; Quand on arrive de vacances à Barcelone, comme c'est le cas pour notre madame Ouimet, il y a de quoi faire une dépression. &lt;i&gt;Barcelona&lt;/i&gt;, Gaudi, la Rambla, le soleil même l'hiver, la mer...&amp;nbsp; Montréalais, Russes, Suédois, n'allez pas dans le sud l'hiver.&amp;nbsp; C'est comme l'air climatisé l'été, trop grand choc au retour.....&amp;nbsp; Mais je m'éloigne.&amp;nbsp; Comme beaucoup d'autres encore, madame Ouimet n'utilise pas la voiture pour ses déplacements quotidiens. Quand on vit en ville, une voiture, c'est plus souvent un fardeau. Le transport en commun est censé être si pratique! Mais voilà, notre madame Ouimet, déjà éprouvée par le choc thermique +20/-20, est oubliée par son autobus et arrive dans un métro rempli de congénère eux aussi souffrants de grisaille hivernale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi je vous raconte ça?&amp;nbsp; Parce que je remarque depuis quelque temps -et quelques années- une tranquille montée de l'insatisfaction des Montréalais à l'égard de leur transport en commun.&amp;nbsp; Vous le savez, le citoyen moyen trouvera toujours quelque chose à redire sur les services publics. Mais là, on arrive à un degré de justification qui mérite qu'on s'y attarde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis que je prends le métro (une quinzaine d'années et plus...), la fréquence des pannes et des bugs courants (portes bloquées, longs arrêts, etc) a explosé de manière exponentielle (c'est vous dire si la courbe est devenue une ligne verticale...). Si la plupart du temps, je peux être assurée d'arriver au travail à temps, même en temps de tempête, une panne de longueur variable est susceptible d'ariver à tout moment. Une panne devrait être un aléa exceptionnel pour un utilisateur. Pas une variable libre à laquelle il doit s'attendre. La vérité est que le métro de Montréal semble aussi vieux que des systèmes qui ont deux fois son âge. Les métros de New York et de Paris ont tapé le siècle depuis quelques temps déjà et sont plus fiables que le système montréalais. Sans parler du fait que leur efficacité -en terme de disponibilité de trajets et de fréquence des trains- ne peut être compétitionnée. Je suis, à ce titre, vraiment écoeurée de me faire répondre que Montréal n'a pas le bassin de population necéssaire pour un système de ce type. Cet argument est un non sens et je lui répond avec celui de la saucisse Hygrade...&amp;nbsp; Si le système donnait le goût qu'on s'en serve, on ne poserait pas la question. Pourquoi pensez vous que les nouveaux trajets de trains de banlieue sont pleins??&amp;nbsp; Parce que les gens sont prêts à l'utiliser!&amp;nbsp; Évidemment, si on assure pas un service minimal ensuite, il est normal que les usagers s'en aillent en trouvant que c'est de la merde... On ne demande pas le système de Paris, NY ou Berlin. On demande le service de Montréal, avec une efficacité normale.&amp;nbsp; Quant au sourire des préposés, son absence est la seule constante que j'observe. À leur décharge, j'admets que travailler dans un trou sous terre avec un uniforme des années 70 pour un système qui fait chiâler tout le monde, ça donne vraiment pas envie de sourire, même syndiqué...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui ne saisit pas qu'il s'agit d'une roue qui tourne?&amp;nbsp; Et pourtant, on semble vouloir investir...&amp;nbsp; Mais où va cet argent?&amp;nbsp; Dans les heures supplémentaires des ouvriers qui doivent travailler la nuit payés temps triple?? Pas surprenant qi'on avance pas...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Le jour Obama-1</title>
<link>http://blogueapart.blogspirit.com/archive/2009/01/21/le-jour-obama-1.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Morgane)</author>
<category>Politique - Société - Monde</category>
<pubDate>Wed, 21 Jan 2009 05:23:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;J'ai choisi cette journée pour reprendre le collier des chroniques éditoriales bénévoles...&amp;nbsp; C'est, il me semble, quelque chose d'assez important à souligner, à commenter.&amp;nbsp; Les présidents américains sont toujours assermentés la veille de mon anniversaire. Les 8 dernières années, c'était Bush.&amp;nbsp; Je m'en suis pas trop mal sortie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais si mon avenir est aussi gonflé d'espoir que celui des Américains d'aujourd'hui, moi et Mr. President Obama allons passer un très beau premier mandat!&amp;nbsp; Est-ce que ce gars est fou ou sommes-nous réèllement au seuil d'une ère qui changera -presque- tout?&amp;nbsp; Est-ce croyable?&amp;nbsp; Bon, ce ne serait pas la première fois où les hommes se surprennent eux-mêmes en faisant l'histoire. Ce ne serait pas non plus la première fois où de belles intentions n'arriveraient pas à tenir la route.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais le pouvoir des mots pourra-t-il se transcender dans les gestes, cette fois-ci?&amp;nbsp; Obama fait-il consciemment fi des conventions et des structures dressées devant lui ou est-il inconscient des obstacles?&amp;nbsp; Joue-t-il le pari de vouloir galvaniser 350 millions de citoyens à la fois, sur le long terme?&amp;nbsp; Au Youth Ball, il réitérait ses remerciements aux jeunes qui ont alimenté et galvanisé sa campagne. Les jeunes qui, dit-il, arriveront à imaginer un monde différent... Entre autres, cette citation libre: &quot;...un monde où tous auront accès à un système de santé juste et universel.&quot;&amp;nbsp; Les gens comprennent-ils ce que leur Président leur demande??&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et comment interpréter cette phrase à l'endroit des puissances étrangères: &quot;Notre main est tendue si vous déserrez votre poing.&quot;&amp;nbsp; Mais Obama comprend-t-il ce que ces poings serrés contiennent d'amertume et de frustration?&amp;nbsp; Saura-t-il mettre un peu de douceur dans l'arrogante -mais traditionnelle- intransigeance américaine? On ne dit pas aux gens qu'on leur tend la main sans être certain de pouvoir respecter leurs conditions à eux aussi...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au jour le jour, à suivre. Un premier mandat, 4 ans.&amp;nbsp; J'aurai 36 ans.&amp;nbsp; Je vous tiendrai au courant...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Ottawa, ville unilingue</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Morgane)</author>
<category>Actualité</category>
<category>Médias</category>
<pubDate>Tue, 20 Jan 2009 22:02:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Dans Cyberpresse, la semaine dernière, une pub sur la ville d'Ottawa apparaît en anglais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Bon, c'est une boucle, la version française apparaîtra dans 5 secondes..&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et non. L'inacceptable se produisit!&amp;nbsp; Pub unilingue anglaise sur Cyberpresse.&amp;nbsp; J'espère que c'est un bug du programmeur.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://blogueapart.blogspirit.com/media/00/02/1376818081.2.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogueapart.blogspirit.com/media/00/02/1358489845.2.png&quot; id=&quot;media-307779&quot; alt=&quot;Picture 1.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-307779&quot; height=&quot;248&quot; width=&quot;277&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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<title>Ceci n'est pas un putsch: chronique de prorogation</title>
<link>http://blogueapart.blogspirit.com/archive/2008/12/04/ceci-n-est-pas-un-putsch-chronique-de-prorogation.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Morgane)</author>
<pubDate>Thu, 04 Dec 2008 19:38:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Depuis l'annonce d'une possible coalition à Ottawa entre les partis d'opposition, coalition qui vise à renverser le gouvernement conservateur minoritaire, on s'insurge au Canada anglais sur l'alliance qui donne aux souverainistes du Bloc Québécois une certaine balance du pouvoir. On prête aussi à cette coalition des intentions &quot;putschiste&quot;, comme si l'ouest allait se trouver dépossédé de force d'un pouvoir politique chèrement gagné.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon plusieurs encyclopédies et dictionnaires, un &lt;i&gt;&lt;b&gt;putsch&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; est un changement de pouvoir imposé soudainement, par une minorité utilisant la force. En Afrique, en Amérique du Sud, en Asie, ce sont des personnages qui sortent de nulle part où presque, junte militaire à portée de la main, hélicoptères en survol...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La coalition des Libéraux et Néo-démocrates, appuyée par le Bloc, a ceci de singulier qu'elle représente 62% de l'électorat canadien. Même Stéphane Dion admet qu'il s'agit d'une majorité claire...&amp;nbsp; Seul Harper et ses députés continuent de spinner l'expression &quot;coup d'État&quot;, comme incapables d'admettre ce mécanisme implicite de toute assemblée démocratique: si l'opposition est assez forte pour s'allier et faire pencher la balance, le gouvernement peut être renversé. Ce n'est pas violent, ce n'est pas anti-démocratique, ce n'est pas un coup d'État.&amp;nbsp; Les Conservateurs ont ce détestable talent pour saupoudrer leur discours d'une démagogie qui capitalise sur la rage de leur base électorale. Ce faisant, ils faussent toutes les données...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce matin donc, Harper a obtenu de la Gouverneure Générale la prorogation qu'il souhaitait. Pas de vote de confiance lundi donc, mais un nouveau discours et un nouveau budget en janvier. Si la coalition tient jusque là, elle pourrait renverser le gouvernement sur ledit budget...&amp;nbsp; Harper compte donc sur l'effritement amorcé de la coalition pour gagner le temps qu'il lui faut. Dommage.&lt;/p&gt; 
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