30 janvier 2009

Big Brother et la santé du monde

Comme il est ironique de constater que pendant qu'on nous exhorte à porter des casques à vélo, à boire beaucoup d'eau, à manger des légumes et à faire de l'exercice, notre gouvernement -fédéral- cachait depuis plus de 20 ans que l'eau du village de Shannon, près de Valcartier, était contaminée par des produits s'échappant de la base militaire voisine. Mais quand on se rend compte que des centaines de personnes ont développé, de manière anormale et à une vitesse exponentielle, divers types de cancer, on ne ressent plus de l'ironie, mais de la colère. Comme trahis et abusés par des organisations qui sont censées régir notre santé et qui ne se gènent pas pour nous dire quoi faire. Mais nous ne sommes manifestement pas assez en colère pour nous lever...

Non, ce n'est pas la faute de la gentille nutritionniste, mais même en ne voulant pas mettre tout dans le même panier, quelque chose de très dangereux est en train de se produire.  Un autre exemple de mensonge gouvernemental qui mine la relation déjà très affaiblie entre les citoyens et le gouvernement.  Et pourquoi?  Pour protéger l'armée?  Les militaires basés à Valcartier sont-ils malades eux aussi? J'ai bien hâte de voir ce reportage de l'émission l'Enquête, ce soir à la SRC.

N'oubliez pas que pendant ce temps, on veut vous interdire d'avoir des foyers au bois!  Pas limiter l'utilisation ou modifier les normes de fabrication!  Interdire!

23 janvier 2009

BMW: Bus - Metro - Walk

Michèle Ouimet est une montréalaise pas contente...  Comme beaucoup d'autres de ses congénères, elle vit dans une ville qui parfois, l'hiver, devient vraiment moche... De surcroit, c'est une ville un peu déprimée. Souvent très jolie, elle a des jours où tous ses boutons lui poussent dans le visage en même temps. L'hiver, c'est les jours où il fait -20 celsius, où les vieilles canalisations pètent, où il n'a pas neigé depuis longtemps et tout est gris, brun, plein de calcium.  Quand on arrive de vacances à Barcelone, comme c'est le cas pour notre madame Ouimet, il y a de quoi faire une dépression. Barcelona, Gaudi, la Rambla, le soleil même l'hiver, la mer...  Montréalais, Russes, Suédois, n'allez pas dans le sud l'hiver.  C'est comme l'air climatisé l'été, trop grand choc au retour.....  Mais je m'éloigne.  Comme beaucoup d'autres encore, madame Ouimet n'utilise pas la voiture pour ses déplacements quotidiens. Quand on vit en ville, une voiture, c'est plus souvent un fardeau. Le transport en commun est censé être si pratique! Mais voilà, notre madame Ouimet, déjà éprouvée par le choc thermique +20/-20, est oubliée par son autobus et arrive dans un métro rempli de congénère eux aussi souffrants de grisaille hivernale.

Pourquoi je vous raconte ça?  Parce que je remarque depuis quelque temps -et quelques années- une tranquille montée de l'insatisfaction des Montréalais à l'égard de leur transport en commun.  Vous le savez, le citoyen moyen trouvera toujours quelque chose à redire sur les services publics. Mais là, on arrive à un degré de justification qui mérite qu'on s'y attarde.

Depuis que je prends le métro (une quinzaine d'années et plus...), la fréquence des pannes et des bugs courants (portes bloquées, longs arrêts, etc) a explosé de manière exponentielle (c'est vous dire si la courbe est devenue une ligne verticale...). Si la plupart du temps, je peux être assurée d'arriver au travail à temps, même en temps de tempête, une panne de longueur variable est susceptible d'ariver à tout moment. Une panne devrait être un aléa exceptionnel pour un utilisateur. Pas une variable libre à laquelle il doit s'attendre. La vérité est que le métro de Montréal semble aussi vieux que des systèmes qui ont deux fois son âge. Les métros de New York et de Paris ont tapé le siècle depuis quelques temps déjà et sont plus fiables que le système montréalais. Sans parler du fait que leur efficacité -en terme de disponibilité de trajets et de fréquence des trains- ne peut être compétitionnée. Je suis, à ce titre, vraiment écoeurée de me faire répondre que Montréal n'a pas le bassin de population necéssaire pour un système de ce type. Cet argument est un non sens et je lui répond avec celui de la saucisse Hygrade...  Si le système donnait le goût qu'on s'en serve, on ne poserait pas la question. Pourquoi pensez vous que les nouveaux trajets de trains de banlieue sont pleins??  Parce que les gens sont prêts à l'utiliser!  Évidemment, si on assure pas un service minimal ensuite, il est normal que les usagers s'en aillent en trouvant que c'est de la merde... On ne demande pas le système de Paris, NY ou Berlin. On demande le service de Montréal, avec une efficacité normale.  Quant au sourire des préposés, son absence est la seule constante que j'observe. À leur décharge, j'admets que travailler dans un trou sous terre avec un uniforme des années 70 pour un système qui fait chiâler tout le monde, ça donne vraiment pas envie de sourire, même syndiqué...

Qui ne saisit pas qu'il s'agit d'une roue qui tourne?  Et pourtant, on semble vouloir investir...  Mais où va cet argent?  Dans les heures supplémentaires des ouvriers qui doivent travailler la nuit payés temps triple?? Pas surprenant qi'on avance pas...

 

21 janvier 2009

Le jour Obama-1

J'ai choisi cette journée pour reprendre le collier des chroniques éditoriales bénévoles...  C'est, il me semble, quelque chose d'assez important à souligner, à commenter.  Les présidents américains sont toujours assermentés la veille de mon anniversaire. Les 8 dernières années, c'était Bush.  Je m'en suis pas trop mal sortie.

Mais si mon avenir est aussi gonflé d'espoir que celui des Américains d'aujourd'hui, moi et Mr. President Obama allons passer un très beau premier mandat!  Est-ce que ce gars est fou ou sommes-nous réèllement au seuil d'une ère qui changera -presque- tout?  Est-ce croyable?  Bon, ce ne serait pas la première fois où les hommes se surprennent eux-mêmes en faisant l'histoire. Ce ne serait pas non plus la première fois où de belles intentions n'arriveraient pas à tenir la route.

Mais le pouvoir des mots pourra-t-il se transcender dans les gestes, cette fois-ci?  Obama fait-il consciemment fi des conventions et des structures dressées devant lui ou est-il inconscient des obstacles?  Joue-t-il le pari de vouloir galvaniser 350 millions de citoyens à la fois, sur le long terme?  Au Youth Ball, il réitérait ses remerciements aux jeunes qui ont alimenté et galvanisé sa campagne. Les jeunes qui, dit-il, arriveront à imaginer un monde différent... Entre autres, cette citation libre: "...un monde où tous auront accès à un système de santé juste et universel."  Les gens comprennent-ils ce que leur Président leur demande??

Et comment interpréter cette phrase à l'endroit des puissances étrangères: "Notre main est tendue si vous déserrez votre poing."  Mais Obama comprend-t-il ce que ces poings serrés contiennent d'amertume et de frustration?  Saura-t-il mettre un peu de douceur dans l'arrogante -mais traditionnelle- intransigeance américaine? On ne dit pas aux gens qu'on leur tend la main sans être certain de pouvoir respecter leurs conditions à eux aussi...

Au jour le jour, à suivre. Un premier mandat, 4 ans.  J'aurai 36 ans.  Je vous tiendrai au courant...

 

20 janvier 2009

Ottawa, ville unilingue

Dans Cyberpresse, la semaine dernière, une pub sur la ville d'Ottawa apparaît en anglais.

"Bon, c'est une boucle, la version française apparaîtra dans 5 secondes.."

Et non. L'inacceptable se produisit!  Pub unilingue anglaise sur Cyberpresse.  J'espère que c'est un bug du programmeur.

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