24 juillet 2008

Coldplay - Vive la Vie!

0c61ac0cc164b5a74d56c6e56f06471c.jpegViva la Vida, un titre en espagnol peint à la chaux blanche pour le dernier album des Britanniques de Coldplay.  En arrière plan, une toile française: “La liberté guidant le peuple” de Delacroix pour la partie or death and all of his friends, la 2e chanson titre. Ça donne une idée du ton de cet album très différent de ce qui a déjà été fait par ce groupe.  Un peu “global”, un peu pop-rock classique, un peu révolutionnaire, le dernier Coldplay est aussi une série de citations musicales dont l’éclectisme, au lieu de faire désordre, donne au groupe une palette musicale dont il ne disposait pas auparavant.

Coldplay ne fait pas tout à fait table rase, mais le tout est suffisamment évolutif pour qu’on passe à une autre étape dans l’évolution du groupe.  Personnellement, Coldplay pour moi, c’était de la bonne musique de background dans un party.  Même pas certaine que j’aurais reconnu leurs hits sans douter d’abord…  J’écoutais une version téléchargée de Viva la Vida avant de réaliser que, après quelques écoutes, “oh wow, j’ai envie d’écouter ça en boucle, tous les jours, directement dans mes oreilles”.  Un achat s'imposait donc, puisque c'est la chose à faire avec la musique qu'on apprécie et respecte...

Plus j’entends cette collection de pièces musicales, cet album dans le vrai sens du terme, plus je décortique les multiples influences, les nuances dans les palettes, le fignolage du jeu des musiciens et l'amélioration de la voix du chanteur.  Produit par ceux qui ont mis U2 et Arcade Fire sur la carte, le disque ne réinvente rien mais il jouxte des rythmes et des influences musicales qui, bien que connues, donnent un mélange riche, lumineux, un peu mélancolique et tout à fait enthousiasmant.

Ainsi, on a des voix beaucoup plus travaillées, des guitares plus insistantes, des corps d’instruments à cordes, des sonorités traditionnelles d’Amérique du Sud, du Moyen-Orient ou des îles britanniques. Spécifiquement, j’ai entendu Enya, U2, Pink Floyd, the Beatles, the Police ou les années 80 en général dans une ou plusieurs des pièces, dont certaines sont construites en deux parties, souvent avec de longs intermèdes instrumentaux, ce qui est peu fréquent dans la musique actuelle et surtout pour ce groupe.

C’est toujours aussi “brandé” Coldplay, un groupe au fond pop-rock, pas d’une originalité créatrice comme Radiohead, mais au sens mélodique particulièrement efficace.  Cet étalage de culture musicale arrangé à leur sauce, avec l’univers particulier du parolier Chris Martin, les sert bien.  J’espère ne pas me lasser trop vite…


 

11 juillet 2008

Surveillance mutuelle

Le 20 mai dernier, j'écrivais sur un projet de surveillance des communications des citoyens en Grande-Bretagne.  Pas de nouvelles sur ce front, mais on sait que la GB est en avance sur tout le monde pour ce qui est de la biométrie dans les passeports émis sur son territoire. 

Sur le blogue de Patrick Lagacé aujourd'hui, on apprends que le Sénateur démocrate et candidat à la présidence Barack Obama a donné récemment son aval à un projet de loi similaire du Président Bush sur l'écoute anti-terroriste.  Ce projet de loi permet de monitorer les communication d'individus soupçonnés d'intentions terroristes.   La question c'est: comme sauront-ils que Joe Blow a envie de faire péter le Pentagone??  je vous le demande! 

Toujours est-il qu'Obama (dont la tête me revient de moins en moins...) a finalement voté pour ce projet de loi, comme beaucoup d'autres Démocrates.  Et là, ça chiale vif, south of the border... je ne me souviens pas d'une menace aussi grande aux libertés individuelles aux USA depuis la chasse aux sorcières de McCarthy et la 2e guerre mondiale.

Beaucoup d'internautes commentent et illustrent cette décision de manière virulente...  Et comme le demande Lagacé, Obama serait-il un politicien comme les autres?  Et oui, welcome in politics.  Et je suis certaine qu'Hillary aussi aurait fait pareil. 

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FIJM Rewind

c22d7a71709f2c4ab496715ad529fc65.jpgJe suis un peu en retard, mais je digère encore mes découvertes du festival 2008…  Pas question d’en parler sans avoir bien écouté! 

Un autre beau moment de l’été donc…  Une semaine après sa fin, je me demande encore pourquoi ce festival ne dure pas plus longtemps. Non, c’est faux, je le sais bien pourquoi. Mais j’en prendrais plus encore….  Plus d’heures à écouter des artistes inconnus, à languir sur le bassin d’eau de l’esplanade, seule ou non, livre ou pas, avec la musique qui accompagne.  Qu’il s’agisse de jazz “puro” ou de délicieux hybrides.

On y revient à chaque année: le FIJM présente beaucoup plus que du jazz.  Leonard Cohen, Bran Van 3000 et Mory Kanté, ce n’est certainement pas du jazz.  Mais cette musique a ses satellites…  L’état d’esprit dans lequel le jazz plonge l’artiste demeure dans son Coeur une fois la musique terminée.  L’espèce de liberté subversive fait son chemin et s’imprime comme une façon de vivre.  James Di Salvio et Cohen l’ont dans la peau.  Le jazz, c’est aussi ça.  Peut-être que le FIJM est donc beaucoup plus qu’un festival de musique?  Une invitation à laisser entrer la liberté totale dans sa vie.  Je devrais me faire payer par Spectra pour écrire ça!

J’ai adoré John Nemeth. J’en ai parlé à tout le monde! L’harmonica fait partie du répertoire blues classique, mais lui y ajoute une couleur folle et un pétillant qui sort le genre de sa tristesse habituelle. Prendre une brosse, c’est souvent drôle!  C’est cette impression que Nemeth m’a laissée.  Il y avait aussi le Bjorkestra, de NY, qui arrange en jazz des chansons de…Björk!  L’original est meilleur. Mais l’exercice donne un résultat intéressant.

Beaucoup de gens découvriront peut-être Django Reinhardt grâce aux Lost Fingers qui ont fait le tabac du festival.  J’espère qu’on ne s’arrêtera pas à la curiosité d’entendre les hits des années 80 à la mode manouche.  Pump up the jam, c’est cute, mais pour moi Samantha Fox, même à cette sauce-là, ça ne mérite pas d’être déterré…

14a1dfedea0eb449f8534d50aec30ed2.jpgDeux autres petites découvertes: Rupa and the April Fishes, une indo-américain qui chante en français et dont les thèmes et sonorités me font un peu penser à Tomas Jensen à l’époque des Faux-Monnayeurs.  Mais c’est Yoav que je préfère.  Le son un peu trip-hop, smooth comme s’il y avait une sourdine, juste assez planant.  Et le dernier show du dimanche, la bataille des Big bands, avec les orchestres de Glenn Miller et Tommy Dorsey, nous a fait bouger sur nos chaises avec des hits de swing qui nous mettent instantanément le sourire dans la figure et qui donnent envie de jouer de la clarinette!

 

J’ai donc bien profité de mon édition 2008, mais il faudra aller voir plus de jazz pur dans l’avenir.  En revisitant Cohen (show hommage agréable. Pas transcendant, mais ces chansons sont si belles qu’elles n’ont pas besoin d’habillage.) et Bran Van 3000, je réalisai à quel point la musique actuelle doit beaucoup au jazz pur dans son arbre généalogique.

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