17 mars 2009

L'amortalité...

L'amortalité. Nouveau concept à la mode, selon le Times.  Voir Cyberpresse.  S'appuie sur l'idée qu'une certaine tranche de la population vivrait en faisant fi de leur âge, cherchant à suivre le même rythme de vie qu'à 30 ans, même s'ils en ont 50.  Car on s'entend, on parle d'une tranche de population qui ressemble aux boomers. Quand on a 20 ou 30 ans, normalement, on ne cherche pas à vivre comme si on avait cet âge, on vit sa vie, point. Et puis c'est tout nouveau, ça, dans l'histoire de l'humanité, ne pas accepter de vieillir... Jusque dans le mot, qui lui-même n'accepte pas de ressembler à tous ces autres rêves de jeunesse éternelle.

Tendance passagère ou révolution de société, demande-t-on.  Crise de jouvence de vieux-boomers-finis-qui-en-veulent-encore, à mon avis.

A-mortalité: ne pas être mortel.  Être des Dieux, finalement, mais pas pour l'élévation spirituelle. Juste pour pouvoir jouir de son corps plus longtemps.

10 mars 2009

Je ne comprends pas...

...et manifestement, je ne suis pas la seule.  Comment peut-on à ce point manquer de jugement??

Au Brésil, une petite fille de 9 ans se fait violer par son beau-père. Sa mère fait interrompre la grossesse.  Elle et l'équipe médicale son excommuniés par l'Église catholique.  Dans un pays qui n'a pas rejeté l'Église avec le même fiel que nous, le clergé catholique -endossé par le Vatican- ne condamne pas aussi sévèrement le beau-père.  Le viol n'est pas aussi grave que l'avortement. Non mais, je rêve ou quoi??  Ces mêmes Vieux Criss (scusez..) s'inquiètent de la baisse de la fréquentation des Églises et s'asseoient encore plus lourdement qu'avant sur des principes d'un autre âge, n'ayant que peu à voir avec les valeurs d'amour, d'intelligence et de compassion qu'ils croient représenter.

Je n'en reviens vraiment, tout simplement, pas...

Tout ça le même jour où, encore sur la sellette, la droite religieuse mord enfin la poussière aux USA alors qu'Obama annule la loi passée par Bush Jr. qui interdisait le financement de la recherche sur les cellules souches.  Oui, c'est un sujet délicat.  Je n'oublie jamais qu'en critiquant les tartuffes de la droite religieuse, je risque de piétiner les valeurs de ceux qui y projettent sincèrement leur spiritualité.  Même, je considère aussi tordu le risque de cultiver le vivant pour des raisons médicales, en en extrayant son "Sacré" (peu importe la confession choisie). Les travaux récents démontrent que l'utilisation des placentas ou les dons de moëlle osseuse peuvent offrir de précieuses avenues de recherche...  Mais ce ne serait pas la première fois que la science et la religion s'entrechoquent et se font évoluer mutuellement, en parallèle!

Ceci dit, quand il est question des petites filles-mères, on est loin d'avoir trouvé l'équilibre...

09 février 2009

Devoir de mémoire II: Polytechnique

_resize_picture.jpg6 décembre 1989.  Vers 17h30, 18h.  J’ai presque 13 ans, première secondaire. De retour de l’école, devoirs terminés, j’allume la télé.  Bulletin spécial. Tuerie à Poly.  Images d’ambulanciers sur le rush, étudiants paniqués comme des bêtes traquées… Réactions erratiques, on ne sait pas. Quelqu’un tire sur les filles… Puis toute la planète Québec est sous le choc : 14 filles tuées, parce qu’elles voulaient être ingénieurs. Parce que, selon celui qui a tiré, c’étaient des maudites féministes.

****

Difficile de parler du film de Denis Villeneuve sans déraper vers l’événement lui-même.  Le premier vrai long métrage réalisé sur ce sujet difficile a le tout premier mérite de briser la glace, justement. Les réactions publiques suscitées par le film en sont la preuve.  Chacun revit l’événement, retrace l’onde de choc. C’est un peu notre 11 septembre à nous.

J’ai entendu des critiques dire que le film était froid, clinique, « langue de bois », apolitique. Que LE film sur Poly était encore à faire.  Je me demande bien comment on aurait pu rendre ce film « politique » sans lui enlever du coup toute sa sensibilité. On a pas besoin de plus de « chaleur », ou de plus de couleur. L’action du film nous bouleverse suffisamment. Dès le départ, on nous plonge dans l’eau froide : voici le bruit des balles, voici le grain de l’image, voici l’économie de mots.  Traitement choc qui m'a clouée, le coeur en chamade, jusqu'au bout. Le fait de vivre un événement pareil doit avoir un effet anesthésiant. Ça « gèle », expliquant sans doute l’apparent détachement des personnages, tout à fait approprié selon moi.  La survivante épuisée mais forte, le jeune homme incapable de soutenir son sentiment de culpabilité. Je ne peux m’empêcher de songer qu’en traitant le film de froid et d’incomplet, certains manquent autant de compassion aujourd’hui qu’il y a vingt ans, alors que d’aucuns jugeaient égoïstes, et presque complices, les collègues masculins des filles abattues dans leur salle de cours.

Sur un plan strictement cinématographique, la photo de Pierre Gill est d’une maîtrise achevée. Le noir et blanc s’impose comme le seul choix possible. La qualité de contrastes et de nuances inhérente au noir et blanc finit par transmettre une ambiance « psychique » mieux que n’importe quelle palette de couleurs : le sang est plus noir, les flocons sont plus blancs, les regards sont plus profonds (celui de Karine Vanasse, surtout, habituellement d'une douceur noisette, est ici profondément noir).  Le talent de Villeneuve pour l’évocation métaphorique se raffine au fil des films et il m’a semblé y voir des plans dignes de Brault ou Jutras (rivière aux plaques de glace et corridor à l’envers), sans parler de la sobriété générale du jeu des acteurs, du scénario et du montage qui met en lumière le choc des actes.  Bravo à Benoît Charest pour la musique qui soutient sans mettre le doigt sur le bobo (crédit pour tout le film, sauf pour la bande annonce, qui est accompagnée par Ever Loving, de Moby). Dans la reconstitution, l’effet est saisissant : l’ambiance d’un lieu bourré d’étudiants (Poly est effectivement un lieu où on voit, toujours et n’importe où, un étudiant plongé dans ses notes) les vêtements des filles dont je me suis immédiatement souvenue (comme nous n’étions pas « sexualisées »! Jeans taille ultra haute, bottines, chandails trop grands… était-ce plus menaçant?). J'aurais moins cru au film si ce détail n'avait pas été scrupuleusement respecté.

J’ai été heureuse de constater la jeunesse des spectateurs qui assistaient à la projection. Certains d’entre eux n’étaient sans doute pas nés lors des événements et leur réaction « d’assommement » à la fin du film me porte à croire qu’il ne s’agit pas pour eux d’un autre film violent comme nous en visionnons tant…  Le devoir de mémoire semble fonctionner ici. J’aimerais bien que les gens de la plus jeune génération se mêle à la discussion collective et la « politise » un peu. C’est sans doute l’intention d’un film aussi personnel. Donner à chacun le pouvoir de se l’approprier pour livrer sa propre réflexion.

30 janvier 2009

Big Brother et la santé du monde

Comme il est ironique de constater que pendant qu'on nous exhorte à porter des casques à vélo, à boire beaucoup d'eau, à manger des légumes et à faire de l'exercice, notre gouvernement -fédéral- cachait depuis plus de 20 ans que l'eau du village de Shannon, près de Valcartier, était contaminée par des produits s'échappant de la base militaire voisine. Mais quand on se rend compte que des centaines de personnes ont développé, de manière anormale et à une vitesse exponentielle, divers types de cancer, on ne ressent plus de l'ironie, mais de la colère. Comme trahis et abusés par des organisations qui sont censées régir notre santé et qui ne se gènent pas pour nous dire quoi faire. Mais nous ne sommes manifestement pas assez en colère pour nous lever...

Non, ce n'est pas la faute de la gentille nutritionniste, mais même en ne voulant pas mettre tout dans le même panier, quelque chose de très dangereux est en train de se produire.  Un autre exemple de mensonge gouvernemental qui mine la relation déjà très affaiblie entre les citoyens et le gouvernement.  Et pourquoi?  Pour protéger l'armée?  Les militaires basés à Valcartier sont-ils malades eux aussi? J'ai bien hâte de voir ce reportage de l'émission l'Enquête, ce soir à la SRC.

N'oubliez pas que pendant ce temps, on veut vous interdire d'avoir des foyers au bois!  Pas limiter l'utilisation ou modifier les normes de fabrication!  Interdire!

20 janvier 2009

Ottawa, ville unilingue

Dans Cyberpresse, la semaine dernière, une pub sur la ville d'Ottawa apparaît en anglais.

"Bon, c'est une boucle, la version française apparaîtra dans 5 secondes.."

Et non. L'inacceptable se produisit!  Pub unilingue anglaise sur Cyberpresse.  J'espère que c'est un bug du programmeur.

Picture 1.png

12 novembre 2008

La certitude...

 

258220-1.gif

 

 

 

 

 

 

258220-2.gif

 

21 octobre 2008

Ça commence raide...

L'automne commence sur une note Forte à l'Assemblée nationale du Québec.  La question de l'élection du président de l'Assemblée s'est transformée en crise de confiance et/ou de déchirage de chemise...  En effet, le ministre Fournier est sorti de ses gonds dans un acte théâtral digne d'une comédie de Molière. Il semblerait que le candidat présenté par le PQ ne soit pas celui qui ait été pressenti. Et le ministre de faire monter son lait sur les principes de la confiance, de la transparence, de la collaboration et de la négociation dans un gouvernement minoritaire.

Je suis d'accord avec lui sur le principe, et je n'en rirais pas autant si je savais la politique généralement propre et transparente. On s'emballe pour des principes quand on est soi-même blanc comme neige. Or, être en politique, c'est nécessairement être à l'aise avec un certain niveau de bullshit. Bref, ce premier acte donne le ton de la programmation de cet automne.  Le titre: Crise de confiance généralisée.  Je vous donne le punch, ça se termine par des élections...

15 octobre 2008

Ignatieff sur Dion

"Nous sommes des adultes majeurs et vaccinés. Nous allons prendre nos responsabilités, vous allez voir."

Dixit, l'homme à la AK-47, Iggy en personne, en réponse à Bernard Derome sur l'avenir de Dion.

Lendemains de veille

À 23:10, 145 députés conservateurs sont à 10 sièges d'une majorité. Les résultats de Colombie-Britannique entrent, la razzia de l'Alberta est passée. J'ai moins peur...Mais ce n'est pas fini.

J'ai par contre une petite pensée pour Stéphane Dion, je me demande s'il démissionnera demain matin ou s'il attendra un éventuel congrés du parti Libéral. On dit que 75 députés, c'est une marge fatale, 90 députés pouraient sauver votre peau. 75 Libéraux, c'est la mort de Dion, fort malheureusement.

Et Trudeau qui est toujours en avance dans Papineau....

Michael Fortier, so long...

Michael Fortier perd ses élections dans Vaudreuil-Soulanges. Une grande victoire pour la démocratie et un avertissement à tous les partis. On ne donne pas un ministère à un sénateur nommé pour l'occasion et donc ministre non-élu.  Condescendant de surcroit, Fortier n'a surtout pas compris que pour gagner le respect des électeurs, il faut déjà ne pas les prendre pour des débiles en allant promener ses pancartes devant les bureaux des adversaires.  L'appui donné par le maire de Montréal devrait surtout nous en dire long sur l'écoute dont bénéficie Gérald Tremblay à l'extérieur de l'île...  On a voulu nous faire peur en disant que nous n'aurions pas de ministre montréalais. Manifestement, ça en prend plus pour effrayer les gens de Vaudreuil.

Toutes les notes